Le ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité (MINHAS), Dr Amedé Koffi Kouakou, était face au Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), le jeudi 4 juin 2026, à l’occasion d’une conférence portant sur le thème : « Problématique de l’accès à l’eau potable pour tous : quelles stratégies pour une couverture nationale ? »
Face aux membres du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) au grand complet le jeudi 4 juin 2026, Amédé Koffi Kouakou, ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité a tenu, d’entrée à rappeler la place centrale qu’occupe l’accès à l’eau potable dans la politique sociale du président de la République, Alassane Ouattara. À cet effet, le ministre a fait observer qu’en dépit d’importants investissements réalisés dans le secteur de l’hydraulique, de nombreuses populations peinent encore à bénéficier d’un approvisionnement continu en eau potable, 24 heures sur 24. Or, a-t-il souligné, « l’accès à l’eau potable est un droit fondamental ».
Dans son exposé, le ministre a rassuré son auditoire quant à la disponibilité de la ressource en eau, notamment pour les populations des villes raccordées (Abidjan, Bouaké, San Pedro…). Toutefois, il a insisté sur les difficultés liées à sa distribution. À cet effet, il a indiqué que d’importants travaux de renforcement et d’extension des réseaux de canalisation sont en cours afin de permettre à l’eau de parvenir efficacement aux ménages.
Abordant la question de l’hydraulique villageoise, Amédé Kouakou a fait savoir que les pompes disponibles sont manuelles, à pédale et solaires. « Nous avons actuellement environ 25 000 pompes installées, dont près de 40 % sont défectueuses et doivent être remplacées », a-t-il déclaré.
Pour dissiper les inquiétudes, Dr Amedé Koffi Kouakou a également révélé que les bailleurs de fonds manifestent un intérêt pour le financement du secteur. Il a précisé que ses équipes travaillent actuellement à l’élaboration de propositions concrètes à soumettre au Gouvernement, puis aux partenaires financiers, afin que, dans les cinq prochaines années, la majorité des populations ivoiriennes, aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural, puissent avoir accès à une eau potable de qualité.
Avant son intervention, le président du CESEC, Eugène Aka Aouélé, a rappelé que, malgré les efforts consentis et les investissements réalisés par l’État, des disparités subsistent encore entre les localités, notamment entre les zones fortement urbanisées et certaines localités rurales ou enclavées.
Il s’est réjoui de la présence du ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité dans les locaux de l’institution, estimant que cette rencontre offre l’occasion de mieux comprendre la vision stratégique qui guide l’action gouvernementale dans ce secteur vital, d’en appréhender les contraintes, d’en mesurer les progrès accomplis et d’identifier les leviers sur lesquels le CESEC pourrait apporter une contribution significative, utile et éclairée.
M.T. et Sercom