Publié le Sam 24 Août 2024 727 Vue(s) [307 articles]
Le délégué départemental du PDCI-RDA d’Anyama-Commune, le professeur Adohi Bibi Jean-Pierre était face à la presse ce 23 août 2024. Objectif, dresser le bilan de la célébration des femmes d'Abbé-Broukoi et situer les militants sur les projections, pour les mois à venir. Un exercice dont il a profité pour faire des éclaircissements sur la vie de son parti à Anyama.
- Professeur Adohi, sous votre conduite, la délégation départementale du PDCI-RDA mène sa marche. Dites-nous comment se porte le parti ici à Anyama ?
- Par la grâce de Dieu le PDCI-RDA avance à Anyama. Nous ne dirons pas que tout va bien, parce qu'une œuvre humaine a toujours ses difficultés et ses imperfections. Cependant, avec la force des idées, les moyens mobilisés et la discipline, nos activités doivent concourir à corriger les imperfections et les insuffisances. A Anyama, c'est ce que nous essayons de faire. Et je pense que nous avançons dans le bon sens. Tout va bien donc. Les hommes et les femmes sont à la tâche pour concrétiser les objectifs que nous nous sommes assignés, à savoir, ramener le PDCI-RDA au pouvoir d'État, avec le président Tidjane Thiam.
- Vous venez de célébrer les femmes de la section PDCI-RDA d'Abbé-Broukoi. Peut-on savoir ce qui a motivé ces festivités et le bilan que vous en faites ?
- Le bilan de la fête est largement au-delà de nos attentes. Nous comptions rassembler nos frères pour honorer nos femmes dans ce village. Et nous avons vécu un évènement impressionnant. D'abord les membres de la section, avec le secrétaire général Allou Koffi Nelson, eux-mêmes nous ont surpris par le contenu du programme et, ensuite, la mobilisation autour a été extraordinaire. Vous savez que nous sortons d'une compétition qui n'a pas été facile pour nous ; les élections municipales du 2 septembre 2023 qui ont vu la manifestation de l'indiscipline en notre sein, sur l'autel des intérêts individuels de certains d'entre nous. Cela s'est fait, au détriment de ceux du parti. La section d'Abbé-Broukoi a été fragilisée par le départ de son ex-secrétaire général qui a préféré migrer ailleurs avec d'autres militants, après avoir suivi un candidat autre que celui désigné pour porter l'étendard du Pdci-Rda. Il fallait restructurer cette section pour la sauver du naufrage. Et le jeune Allou Koffi Nelson a réussi brillamment cet exploit, avec l'aide des femmes. Notre sœur Kouadio Amoin Marina, présidente de l'union des femmes du PDCI-RDA (UFPDCI) locale et ses sœurs se sont levées comme un seul homme, pour mobiliser du beau monde et remettre le train sur les rails. Aujourd'hui, la résilience dont la section a fait preuve inspire et doit servir de modèle. Ces femmes, déjà confrontées aux difficultés sociales liées à la vie de leurs foyers, assurent non seulement dignement leur rôle de ménagères, mais aussi, ne perdent pas de vue que c'est par la mobilisation politique au PDCI-RDA qu'elles peuvent changer, par un vote massif, le type de gouvernance que nous connaissons aujourd'hui dans notre pays. D'ailleurs la présidente Kouadio Amoin Marina a lancé un appel vibrant dans ce sens. Nous ne pouvions que les féliciter pour le travail accompli et les encourager pour ce qu'il reste à faire. Et c'est ce qui explique ce que vous avez vu.
- Vous avez alors souhaité que les autres sections s'inspirent de l'exemple d'Abbé-Broukoi. C'est donc le modèle à suivre ?
- Oui, c'est le souhait que nous formulons. Toute chose qui vit a l'obligation de progresser en produisant des fruits. Face à l'évolution de la situation, nous envisageons une deuxième section dans ce village. Et partout ailleurs nos sections doivent aussi se mettre au travail pour réaliser des résultats concrets et rapidement. Nous entrons dans une étape capitale de la mobilisation avec l'initiation, par la haute direction du parti, du projet '' Un militant = 10 nouveaux inscrits sur la liste électorale ''. Nous devons, par conséquent, nous lever pour recenser les nombreux sympathisants et tous les nôtres qui n'ont pas de pièces d'identité. Ceci, afin de leur permettre de s'inscrire sur la liste électorale. Notre souci en ce moment est d'en faire formellement des militants pour peser dans la balance et faire la différence. Cela passe par leur adhésion effective, mais aussi, par leur inscription sur la liste électorale. Les récents audits menés dans nos délégations avaient pour but de vérifier la vitalité de nos sections. La haute direction du parti a été bien inspirée d'initier ces audits qui nous aident aujourd'hui à vraiment maîtriser nos effectifs. Il nous incombe maintenant de poursuivre dans ce sens avec la formation et l'encadrement de nos militants. Ainsi, nous serons aguerris à toute épreuve avec des militants disciplinés qui suivront scrupuleusement les mots d'ordre du parti. C'est à ces conditions que notre victoire sera assurée en octobre 2025.
- Le débat sur la crédibilité de la CEI fait rage en ce moment. Au plan local, quelle est la situation ?
- La question est aussi d'actualité et chez nous, à Anyama-Commune, des faits motivent bien plus notre angoisse. Vous savez, la Côte d'Ivoire est une République et, dès lors, ne saurait être le bien personnel d'un groupe d'individus, pour qu'ils y fassent seulement ce qu'il leur plaît, quand ils le veulent. Chaque citoyen a des droits, mais aussi, des devoirs à observer pour garantir la paix sociale. Des questions comme l'organisation des élections qui a été confiée à une institution qu'on a voulu autonome doit se faire sur une base consensuelle. Aussi, lorsqu'une partie de la population se met à douter de la crédibilité de l'institution électorale ou du système même, il est urgent de s'asseoir autour d'une table pour discuter, afin de dissiper tous les doutes. Premièrement, la liste électorale actuelle comporte toujours des noms de personnes décédées. Deuxièmement, de nombreuses personnes en âge de voter n'y sont pas inscrites. C’est le cas des nouveaux majeurs ou même des anciens majeurs qui ne disposent pas de pièces d'identité pour se faire enrôler et participer aux élections. Cette situation conduit à la réflexion que c'est une minorité qui vote pour imposer des choix à la majorité. Le président Tidjane Thiam a touché du doigt cette plaie qui semblait profiter à certains individus. Et comme si cela ne suffisait pas, chez nous ici, nous avons assisté à des décisions unilatérales au niveau de la commission électorale indépendante, lors de la révision de la liste électorale en vue de l’élection municipale de Septembre 2023 et, plus récemment, lors de l'élection des présidents des CEI locales. En 2023, nous avons été surpris de constater le rattachement, à la circonscription électorale d’ABOBO, des deux lieux de vote dénommés DJIGUIYA et GS-VAKO. En réalité, ces deux lieux de vote sont situés dans le quartier de BLANKRO, dans la Commune d’ANYAMA, et ont toujours été localisés à la circonscription électorale de ladite Commune. De ce fait, et pour des raisons de proximité, une grande partie de la population d’ANYAMA, vivant dans ce quartier, est inscrite sur la liste électorale de ces deux lieux de vote et y exerce ses droits de vote depuis toujours. Aussi, rattacher ces deux lieux de vote à la circonscription électorale d’ABOBO revient à obliger cette population à voter désormais pour des candidats d’ABOBO pendant les élections locales, ou à s’inscrire dans d’autres lieux de vote d’ANYAMA et à s’y déporter pour exercer désormais ses droits de vote. C’est une situation contrariante, qui demande du temps et des moyens financiers, et donc est de nature à entraîner des remous dans cette localité, pendant les périodes électorales. Lors de l’élection récente des Présidents des CEI locales, l'un de nos représentants dans une CEI d'Anyama-Commune a été transféré vers une CEI d'Adjamé, pendant qu'un autre était remplacé par une personnalité dessaisie de cette fonction depuis plus de deux ans. Dans tous ces cas, nous n'avons reçu, à ce jour, aucune notification pour au moins nous en donner les raisons. Aussi, pensons-nous et légitimement, que ces faits ne sont pas anodins. Ils renforcent nos doutes sur l'impartialité de la commission électorale indépendante.
- Pour clore cet entretien, quel sera votre dernier mot ?
- Ce sont des mots de remerciement envers toutes ces personnalités politiques, religieuses et coutumières qui ont répondu à notre invitation pour célébrer nos amazones. On peut citer pêle-mêle, nos frères Adon Hyacinthe Agnissan, délégué d’Abobo 3, membre de la Haute Représentation du président Tidjane Thiam dans le district d'Abidjan, Docteur Anaman Yabo Narcisse, 1er Vice -Président de la JPDCI Urbaine, Jean-François Diby, ex gouverneur du district de Yamoussoukro, Docteur Barthélémy Koffi, membre du bureau politique, Inspecteur du parti, Éloges Don Melo, membre du conseil régional du Moronou, Nani Roger, membre du bureau politique du PDCI-RDA… etc. Je voudrais ici remercier particulièrement l'une de nos sœurs, madame Andrée Carole N'guessan, qui a été la marraine de cette cérémonie. Pour tout le soutien qu'elle nous apporte dans la redynamisation de notre délégation, je lui dis merci. Et je voudrais enfin exhorter l'ensemble des militants à la mobilisation. Nous avons beaucoup fait à Anyama-Commune Mais ça ne suffit pas. La marche est encore longue. Il faut s'armer de courage pour continuer la lutte jusqu'à ce que le PDCI-RDA revienne au pouvoir d'État. Celui qui aspire à un pays d'égalité, de justice et de paix doit nous rejoindre dans ce combat. Nous avons l'obligation de le mener pour nos enfants. Et le Président Tidjane Thiam est l'homme idéal pour réaliser ce rêve d'une Côte d'Ivoire d'égalité, de justice et de Paix.
Propos recueillis par Orso Kanon
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