Publié le Mer 22 Mars 2023 | Modifié le Mer 22 Mars 2023 452 Vue(s) [17 articles]
« Mille jours pour le voleur, et un seul pour le propriétaire », dit l’adage. Deux individus qui se sont spécialisés dans le viol des femmes à Yamoussoukro espéraient faire l’exception à cette règle. Ils viennent d’être rattrapés par les faits.
Il s’agit de K.T.F, âgé de 41 ans, propriétaire et en
même temps conducteur du taxi immatriculé 7078 EN 07 qui servira à commettre l’acte
répréhensible et de son ami N.G. H, âgé de 43 ans, sans autres précisions. Les
deux hommes se sont fait prendre par la brigade de recherche et d’intervention
de la police criminelle ce 16 mars 2023 aux environs de 00h30, à Yamoussoukro.
Pour comprendre ce dont ils sont accusés, il faut se
référer aux nombreuses plaintes portées par des femmes à la police. Celles-ci
soutiennent avoir été victimes de viol ou de tentatives de viols. Et les
circonstances de leurs agressions conduisent le commissaire principal de police
Bertrand Bégromissa et ses hommes à la déduction qu’il pourrait s’agir
des mêmes hommes. Ils suivaient des pistes et se préparaient à leur tomber
dessus lorsque cette nuit-là, l’une de leurs patrouilles sur le chemin d’Oumé
aperçoit en bordure de la route une jeune femme traumatisée.
Visiblement victime d’une
agression, K.A.
Elisabeth tremble de tout son corps. La gorge nouée par le stress, elle
explique son infortune aux policiers. « Ma sœur et moi avons emprunté un taxi
pour nous rendre à Djahakro. Dans la voiture il y a avait le chauffeur et un
monsieur sur le fauteuil à côté de lui. En cours de chemin ils se sont mis à
nous draguer. Puis le copilote a proposé d’avoir des rapports sexuels avec
nous. Comme nous n’étions pas d’accord, le chauffeur a subitement changé
d’itinéraire et la voiture s’est mise à rouler à vive allure pour qu’on ne
s’échappe pas » raconte-t-elle, en précisant que leurs ravisseurs
leur ont signifié clairement que si elles ne coopéraient pas ils utiliseraient
la violence.
La deuxième jeune femme Y.A. Noëlle prend son courage
à deux mains et s’éjecte du taxi en pleine circulation. Elisabeth quant à elle
est tétanisée. Elle reste dans la voiture et les voyous l’emmènent jusqu’au
quartier Sopim/Yakro, dans une broussaille où ils stationnent pour dans
l’espoir de pouvoir abuser d’elle tranquillement. Elle parvient à tromper leur
vigilance en feignant de se soumettre puis brusquement, au moment de passer à
l’acte, dans un effort surhumain elle s’échappe et prend ses jambes à son cou.
Les informations données par Élisabeth permettent aux
éléments de l’équipage de la patrouille de la brigade de recherche et
d’intervention de prendre en chasse le taxi incriminé immatriculé 7078 EN 07 et
d’en interpeller les deux occupants. Il s’agit de K.T.F, 41 ans et de N.G. H,
âgé de 43 ans. Interrogés par la police, ils n’ont pas fait de difficultés pour
reconnaître les faits. De nombreuses autres plaintes ont été portées contre eux
le lendemain de leur interpellation. Ils répondront maintenant de leur choix
devant le procureur de la république.
C’est le lieu de féliciter le commissaire Bertrand Bégromissa
et ses collaborateurs de la brigade de recherche et d’intervention – centre (BRI-Centre)
basée à Yamoussoukro, qui font un travail formidable de sécurisation dans la
capitale politique ivoirienne.
Orson kanon
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